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Le problème

         Notre démocratie est indirecte, mais dès lors n’est ce pas un contresens ? Nous votons une fois tous les 5 ans pour les européennes, législatives, présidentielles… Seulement que se passe-t-il lors du mandat ? Hormis user de grèves, boycotter les élections ou montrer son mécontentement à travers le vote, le peuple ne fait que confier aveuglément sa souveraineté.

Dés lors, beaucoup ne s’intéressent pas ou plus aux affaires politiques. Une barrière se dresse entre la scène politique et la vie quotidienne. Ainsi à l’exception des élections présidentielles, les taux d’abstentions sont devenus effrayants : 59% aux européennes de 2009 alors que ce taux était de 39% en 1979, les 44% au second tour des législatives de 2012 paraissent énormes par rapport aux 15% de celui de 1978. De plus, beaucoup de nos concitoyens n’ont aucune idée des compétences et des fonctions de chaque collectivité territoriale, d’autres n’osent pas exprimer leur opinion se pensant inaptes à le faire.

La professionnalisation de la politique a corrompu l’âme de l’intérêt commun de manière logique et compréhensible. Puisque le politicien doit vivre de son métier,  l’intérêt individuel devient un obstacle du fait d’une recherche de profits. Nous vivons dans une « société de consommation » où l’argent occupe une place non négligeable. La politique a perdu de vu ce pour quoi elle existe : l’intérêt commun. D’après Aristote, la politique régie la société pour améliorer le quotidien de ses membres. Pour atteindre cet objectif, la politique apporte des directives à tous les domaines de la vie humaine (économie, justice, défense). Seulement aujourd’hui l’économie est devenu une fin en soi où la politique est devenue un instrument de libéralisation. Mais le problème touche aussi les contre pouvoirs.

Nous le savons tous, les médias sont aux mains de 10 milliardaires en France et aux mains des geôliers  en Turquie (heureusement ne nous y sommes pas encore). La diffusion de l’information est imparfaite à cause du manque de transparence, du relai de « fake news » et parfois d’une partialité intéressée. L’opinion publique ne peut alors s’exprimer librement puisque ses bases de pensées sont erronées.

La solution

La solution se divise en plusieurs axes :

Atteindre un regain d’intérêt au niveau de la scène politique en apportant des aides financières aux activités de vulgarisations selon bien sur des critères fixés, en utilisant de plus en plus les réseaux sociaux, en créant des associations de discussion politique dans les MJC par exemple, en remettant sur certaines chaines les émissions politiques sur les pics d’audimat. Une grande partie du travail doit être fait par l’initiative populaire.

Montrer que ces initiatives populaires sont utiles en appliquant le référendum d’initiative populaire à l’image de la Suisse où ce dispositif permet réellement un apport de la population, en créant une constituante composée de membres entièrement tirés au sort ce qui permettrait de créer une société à l’image de la population (ce qui a très bien marché en Islande) et en mettant en place le référendum révocatoire.

Donner un rôle réel au vote en prenant en compte le vote blanc car parfois la population peut considérer que ce qu’on lui propose n’est pas acceptable donc le votre blanc donne une alternative à ce qu’on a appelé le « vote utile » ou le « vote par défaut » et de ce fait rendre le vote obligatoire devient légitime, en numérisant le vote pour le rendre encore plus accessible, en soumettant la gestion des caisses de sécurité sociale à des élections ou du moins à un contrôle par les bénéficiaires (du moins sur les syndicats qui n’ont plus beaucoup de légitimité) par la révocation/le véto..

« Moraliser » la vie politique et l’élargir en interdisant le cumul des mandats, en contrôlant l’utilisation de l’argent public (comme les enveloppes des députés) par les élus, en rendant nécessaire un casier vierge pour se présenter aux présidentielles et législatives, en interdisant le droit de profession à tous ceux coupables de détournement de fonds publics, en rendant obligatoire les primaires et les élections pour choisir les « gestionnaires » au sein des partis politiques, en obligeant les émissions (TV ou radios) et la presse papier à s’intéresser à une personnalité/un mouvement politique différent(e) chaque jour.

Décentraliser le pouvoir politique en donnant plus de pouvoirs (sous entendu élargissement des compétences) aux régions et aux municipalités. Il nous faut un État fédéral.

Les contraintes

Ces contraintes sont celles de notre système actuel :

  – L’emprise des puissants sur les médias qui empêche la diffusion de nouvelles idées et qui procède aussi à des diabolisations récurrentes (pas seulement MLP)

– La justice actuelle à géométrie variable.

– L’Etat d’urgence qui est tout bonnement une période de violation sans conséquences de nos droits.